Police, Japon et mutants serial-killers

Police, Japon et mutants serial-killers

Chère Gorothèque, je dirige une équipe de 23 mecs sympas, mais ils préfèrent se taper des putes mineures plutôt que de faire leur métier. Alors après, quand on réalise des performances lamentables juste avant l’étape la plus importante du moment, tout le monde m’en veut. Pour me passer les nerfs, je cherche un petit film avec tout ce que j’aime (du sang, des mutants, des décilitres de sang, des armes à feu et des hectolitres de sang). Aurais-tu quelque chose à me conseiller ?

Raymond D.

Cher Raymond, sache que je te comprends. Moi-même, j’ai du mal à convaincre l’équipe de ce site de bosser plutôt que de se taper des putes. Heureusement, j’ai ce qu’il te faut en magasin, un petit film nippon pas piqué des hannetons et dont le titre annonce bien la couleur (rouge) : Tokyo Gore Police.

La police de Tokyo, elle aime pas trop quand un serial killer prend en otage quelqu’un. Alors ils chargent. Surprise, en fait il a déjà commencé à manger sa victime, et quand on lui tire dessus il s’en fout. C’est ça aussi, de se battre avec un mutant qui a un fouet tronçonneuse à la place du bras. Heureusement, la police appelle Ruka à la rescousse. Ruka, c’est une fille, pour monter les étages d’un immeuble, elle se met à califourchon sur un lance roquette et tire avec vers le sol. Elle attrape une tronçonneuse qui passe par là et commence un combat d’escrime avec le serial killer. À la fin, il perd, mais pas avant de s’être fait découpé un nœuil, une noreille, et la tête en deux.

Le docteur, à la morgue, c’est un bossu borgne. Méfiance, il doit être méchant, d’ailleurs il rit beaucoup. En travaillant le corps du serial killer à la scie circulaire, il confirme que le type est un mutant spécial, un « ingénieur ». Le genre de type qu’il faut dépiauter en plein de petits morceaux si on veut être sûr qu’il est bien mort.

Alors qu’elle boit un jus d’orange peinarde, Ruka est appelé à la rescousse. Dans un parking vide, un type déguisé en samouraï l’attend. Ah mais non, en fait c’est une blague, c’est les copains qui lui ont préparé une surprise pour son anniversaire ! Ah qu’est-ce qu’on rigole, vive la déconne. Ruka, elle rigole pas trop. Elle se rappelle comme la vie était mieux avant que son papa policier meurt.

Dans des toilettes publiques, une maquerelle se fait tuer à la barre de fer. Mais pas en se faisant taper, non, en se faisant enfoncer une barre de fer dans le crâne par la bouche. Avant de prévenir la police, le tueur la découpe en morceaux, met le tout dans une boîte et grave un dessin de clé dans son bras. Ruka, quand elle trouve la boîte, elle trouve pas ça complètement cool quand même. Alors elle se déguise en geisha pour appâter le client. Dans le métro, un mec lui met la main au cul. Pas de problème, elle l’attire dans une ruelle sombre et lui tranche les deux mimines, comme ça il recommencera plus ce gros dégueulasse.

Malheureusement, à la suite de ses investigations, elle trouve bien le méchant tueur, mais, même si elle lui coupe la tête en deux dans le sens de la largeur, celui-ci ne décède pas et en profite même pour mutantiser Ruka. Avec le morceau de tête restant au sol, le bossu arrive à identifier le vilain : c’est un docteur maboul, pas un jeu de société, plutôt un taré qui aime expérimenter sur les êtres humains, si possible vivants, en tout cas au début de l’expérience. En plus, il se pourrait bien que ce soit lui qui ait tué le père de Ruka, donc il va falloir aller lui refaire les fesses.

Cher Raymond, dans Tokyo Gore Police, tu trouveras aussi des explosions de tête qui n’obéissent pas aux lois de la physique, des mutants qui tirent des projectiles par les yeux et des pubs qui expliquent pourquoi il ne faut pas se faire hara-kiri. Un film d’anticipation philosophique et réaliste qui donne envie d’aller vivre à Tokyo. Embrasse Zahia pour moi,

Avec l’expression de mes salutations les plus distinguées.