Zuid-Afrika 2010, le bilan musical

Zuid-Afrika 2010, le bilan musical

Le temps des vuvuzuelas et de Johnny Clegg est révolu ! La scène indé sud-africaine commence à s’ouvrir et Ô surprise, ils ont des bons trucs.

La preuve, Die Antwoord de Capetown qui était censé headliner la prestigieuse soirée Hard NYC à la mi-juillet, même si celle-ci a été annulée pour cause de temps pourri. Leur nom juste sous celui de MIA : le comble du hype. Die Antwoord donc, un groupe de hip hop trip hop énergique et rude complètement barré. Les looks incroyables des trois membres Ninja, Yo-Landi Vi$$er et DJ Hi-Tek et plus généralement leur sens de l’esthétique très personnel (cf. leurs clips, particulièrement ‘Enter the Ninja’) en ont fait des stars. Neuf mois à peine après la sortie de leur premier album, David Fincher (Seven, Fight Club, Benjamin Button) veut caster Yo-Landi pour l’adaptation de la série Millénium aux USA. Elle a refusé : La carrière de Die Antwoord est déjà toute tracée et pas question de s’arrêter avant d’avoir enregistré leurs cinq albums.  Le plan est inscrit dans leurs tatouages façon Prison Break : après leur premier opus, on aura droit à un deuxième album avec la formation complète (Ten$ion), puis un album solo de Ninja (Dominator) et un autre de Yo-Landi (The Voice). Le cinquième et dernier album reste secret. Mais pour l’instant, allez voir et écouter le premier, $o$, une expérience multi sensorielle, on aura compris que l’aspect visuel est important pour le groupe…

Dans le même genre, on aime Jack Parow et ses casquettes à visière extra-longues, lui aussi est un grand malade mais il fait ça en solo, sauf quand il fait des featuring avec François Van Coke (ici) mais bon, ça c’était pour le côté taré. L’Afrique du Sud a aussi des groupes très classiques de pop rock electro pour minettes comme Die Heuwels Fantasies, des beaux gosses à guitares qui chantent des ballades romantiques. L’originalité ? Ils chantent en afrikaans et rien que ça, ça vaut le détour.
En Zuid Afrika, on trouve du son de club à base de synthé, comme partout finalement. Twisted de Flash Republic a été remixé mille fois pour faire guincher dans les bars de Cape Town, Johannesburg et Pretoria. Goldfish est un groupe de ‘Nu-Jazz’ festif et sympathique habitué des premières parties de Fatboy Slim, Basement Jaxx, Mr Scruff, Audio Bullys… Il y aussi du un peu plus énervé, Seether, le groupe ‘alternatif’ de Pretoria. HHP (Hip Hop Pantsula) de son vrai nom Jabulani Tsambo est un rappeur Sud-Af classique (c’est pas Die Antwoord), il rappe en plusieurs dialectes : Setswana, isiZulu, Sesotho et  a gagné le Best Video award des MAMA 2009 (MTV Africa Music Awards) pour le clip de Mpitse. Zebra and Giraffe, autre groupe au nom évocateur, se cantonne à l’alternatif classique avec des looks ‘dark gentil’.

Enfin bref, il y en a pour tous les goûts, même les mauvais. Et aucun de ces groupes n’inclut l’instrument maudit. En Afrique du Sud on n’entendra plus jamais de vuvuzuela. JAMAIS.